Dernières actualités 2019


Remise de la médaille Militaire à notre ancien président


 

UNION  NATIONALE  DES  COMBATTANTS

Fondée en 1917 - Reconnue d’utilité publique par Décret du 20 mai 1920

Messieurs Michel Ouzeau et Claude Guy
Messieurs Michel Ouzeau et Claude Guy

Comme tous les ans, une cérémonie commémorative s’est déroulée le 5 décembre à St Laurent d’Arce à l’occasion de la journée nationale d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats au Maroc et en Tunisie.

 

Jean-Pierre Suberville, maire de la commune, était accompagné d’Alain Leray, président de l’Amicale des parachutistes du Sud-Ouest, d’Henri Duran, président cantonal des ACPG, de plusieurs officiers et autres anciens combattants et de nombreux porte-drapeaux.

 

Après lecture du message de la Fédération des anciens combattants par Alain Leray et du communiqué du ministre aux anciens combattants par le maire, les autorités ont procédé à un dépôt de gerbe au monument aux morts de la commune avant d’observer une minute de silence.

 

Puis le général Hubert Cluzel a décoré, au nom du président de la République, deux anciens parachutistes combattants de la Guerre d’Algérie Michel Ouzeau de Créon et Claude Guy de Tauriac de la Médaille militaire pour leur action sur le terrain pendant ce conflit. La Marseillaise a ensuite conclu la cérémonie avant le traditionnel vin d’honneur offert par la municipalité.

 

Nous adressons toutes nos félicitations aux deux récipiendaires et tout particulièrement à Claude Guy, notre ancien président de l’UNC de Bourg sur Gironde.


Collision de deux hélicoptères au Mali


Treize militaires français engagés dans l’opération Barkhane au Mali sont morts lundi 25 novembre dans le crash de deux hélicoptères. Ils avaient entre 22 et 43 ans, étaient papa pour la plupart et constituaient, loin des leurs, le premier rempart contre le djihadisme.

Les deux hélicoptères militaires français sont entrés en collision lundi 25 novembre durant une opération de combat menée à la nuit tombée contre des djihadistes dans le centre du Mali, en guerre. Selon l’armée française, les appareils avaient été appelés en appui de groupements commandos parachutistes engagés depuis plusieurs jours contre des éléments djihadistes, dans un secteur de la région du Liptako où la force française Barkhane mène régulièrement des opérations.

 

Les treize soldats servaient au 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC), au 4e régiment de chasseurs (4e RCH), au 93e régiment d’artillerie de montagne (93e RAM) et au 2e régiment étranger du génie (2e REG) de la Légion. Une cérémonie d’hommage national, présidée par le président, Emmanuel Macron, a eu lieu lundi 02-12-2019 aux Invalides.

Qui sont les 13 soldats français morts lundi ?

Adjudant-chef Julien Carette
Adjudant-chef Julien Carette

Né à Roubaix (Nord), l’adjudant-chef Julien Carette a servi la France pendant plus de 17 ans. Engagé dès l’âge de 18 ans au 48e régiment de transmissions d’Agen en 2002, il est affecté ensuite au 5e régiment l’hélicoptère de combat (5e RHC) à Pau en tant que mécanicien cellule et moteur.

À compter de 2013, il est projeté à de nombreuses reprises (Côte d’Ivoire, Tchad, Mali, Burkina-Faso, Afghanistan) avant de s’engager au sein des opérations Serval puis Barkhane. En novembre 2019, il est de nouveau projeté dans le cadre de l’opération Barkhane en tant que mécanicien navigant Cougar. Âgé de 35 ans, l’adjudant-chef Julien Carette vivait en couple et était père de deux enfants.

Capitaine Benjamin Gireud
Capitaine Benjamin Gireud

Né à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), le capitaine Benjamin Gireud est engagé en tant qu’officier sous contrat pilote en février 2009, puis rejoint l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre après une formation initiale d’officier aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan.

Pilote d’expérimentation et d’essai en 2011, il rejoint le 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau en tant que pilote sur hélicoptère de manœuvre et d’assaut. Le capitaine Benjamin Gireud effectue une première mission dans le cadre de l’opération Épervier au Tchad en 2013. Il est projeté ensuite dans le cadre de l’opération Serval au Mali en 2014 et effectuera encore quatre missions à Barkhane de 2016 à 2018. Le capitaine Benjamin Gireud est à nouveau engagé sur l’opération Barkhane à l’été 2019 en tant que pilote Cougar. Célibataire, il était âgé de 32 ans.

Capitaine Nicolas Mégard
Capitaine Nicolas Mégard

Né à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), le capitaine Nicolas Mégard s’engage en tant que sous-officier d’active en 2005. Il rejoint le 35e régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes. Il effectue avec son régiment deux opérations extérieures au Kosovo. Devenu officier en 2009, il rejoint l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre pour suivre une formation de pilote Tigre puis de chef de patrouille.

Il est affecté au 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau en novembre 2014 et promu capitaine le 1er août 2015. Il est projeté quatre fois au Mali entre 2015 et 2017 dans le cadre de l’opération Barkhane. Le 21 juin 2018, le capitaine Nicolas Mégard se voit confier le commandement de la 2e escadrille d’hélicoptères appui protection du régiment.

Âgé de 35 ans, Nicolas Mégard était marié et père de trois enfants.

Lieutenant Alex Morisse
Lieutenant Alex Morisse

Né à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), le lieutenant Alex Morisse s’engage en septembre 2011 en qualité d’officier sous contrat de pilote et rejoint pour sa formation initiale les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan. Il poursuit ensuite sa formation de pilote opérationnel sur hélicoptère aux écoles de l’aviation légère de l’armée de Terre de Dax et du Luc et obtient à l’issue son brevet de pilote sur hélicoptère appui-destruction (HAD).

Il est affecté en janvier 2016 à l’escadrille d’hélicoptères d’appui protection n°1 du 5e régiment d’hélicoptères de combat. Jeune officier rigoureux et consciencieux en toutes circonstances, il se montre exemplaire et suscite tout naturellement l’adhésion de ses subordonnés. Il est projeté dès 2017 sur l’opération Barkhane au Mali et y effectue deux autres missions entre 2018 et 2019.

Pacsé, le lieutenant Alex Morisse était âgé de 31 ans.

Maréchal chef des logis Jérémy Leusie
Maréchal chef des logis Jérémy Leusie

Né à Laval (Mayenne), le maréchal des logis-chef Jérémy Leusie s’engage en 2007. Il effectue sa première opération extérieure au Tchad en 2008 et se distingue par son sérieux et son professionnalisme. Il est projeté la même année en Afghanistan, comme équipier observateur. En mars 2013, il est engagé sur la mission Serval au Mali au cours de laquelle ses qualités de chef d’équipe sont mises en exergue. Il est engagé une nouvelle fois de mai à septembre 2015 au Mali.

Après une première mission au Mali en début d’année, il est, en septembre 2019, engagé sur ce même théâtre d’opération en qualité d’équipier commando.

Il était âgé de 33 ans, pacsé et sans enfant.

Maréchal des logis-chef Alexandre Protin
Maréchal des logis-chef Alexandre Protin

Né en 1986, le maréchal des logis-chef Alexandre Protin a accompli toute sa carrière au sein du 4e régiment de chasseurs qu’il rejoint le 5 novembre 2009.

Il intègre l’École des sous-officiers de Saint-Maixent par la voie semi-directe et est nommé maréchal des logis en janvier 2014. Il est promu maréchal des logis-chef le 1er mai 2019. Il effectue une mission de courte durée en République de Côte d’Ivoire d’octobre 2011 à avril 2012 ainsi que deux missions au Mali de mai à septembre 2016 puis de novembre 2018 janvier 2019. Il est engagé pour la 3e fois au Mali à compter du 26 septembre 2019, au sein du groupement tactique désert aérocombat, dans le cadre de l’opération Barkhane en qualité de tireur Minimi. Agé de 33 ans, le maréchal des logis-chef Protin vivait en concubinage, sans enfant.

Sergent chef Andrëi Jouk
Sergent chef Andrëi Jouk

Agé de 43 ans, le sergent-chef Andreï Jouk a rejoint les rangs de la Légion étrangère il y a près de 11 ans. Il effectue sa formation initiale au 4e régiment étranger de Castelnaudary, avant de rejoindre le 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol en juin 2008. Il rejoint en 2018 le groupement de commando montagne, unité d’élite de la 27e brigade d’infanterie de montagne, au sein duquel il est projeté à plusieurs reprises en bande sahélo-saharienne. Il a effectué trois opérations extérieures : une en Afghanistan au sein de l’opération « Pamir » de décembre 2010 à avril 2011, puis deux au Mali dans le cadre de l’opération « Barkhane » de janvier à mai 2018 et de septembre 2018 à janvier 2019. Il a également été projeté en mission de courte durée en Guyane de septembre 2015 à mars 2016 mais aussi en renfort temporaire, à quatre reprises, à Djibouti, au sein de la 13e demi-brigade de légion étrangère, entre 2009 et 2014.

Andreï Jouk était marié et père de quatre enfants.

Caporal-chef Romain Salles de Saint-Paul
Caporal-chef Romain Salles de Saint-Paul

Né en Colombie, le caporal-chef Romain Salles de Saint-Paul a servi la France pendant plus de 10 ans. Il s’engage le 04 août 2009 en tant que militaire du rang au 5e régiment d’hélicoptères de combat et obtient la qualification de marqueur baliseur.

En 2012, il devient opérateur membre opérationnel de soute au sein de l’escadrille d’hélicoptères de manœuvre n°3. Il effectue ses deux premières missions au Gabon en 2010 et 2013, puis est projeté au Mali pour la première fois en 2015. En 2017, il effectue une mission à Djibouti et il retourne à deux reprises au Mali en 2018 et 2019 dans le cadre de l’opération Barkhane. Agé de 35 ans, il était marié et père de deux enfants.

Capitaine Clément Frisonroche
Capitaine Clément Frisonroche

Né à Saint-Mandé (Val-de-Marne), le capitaine Clément Frisonroche intègre en 2012 l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, après une classe préparatoire au lycée militaire de Saint-Cyr-l’École. À sa sortie en 2015, il décide de rejoindre l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre et commence sa formation d’officier pilote. Ses excellents résultats lui permettent de se spécialiser sur l’hélicoptère Tigre et de devenir chef de patrouille HAD en novembre 2018.

Affecté par la suite au 5e régiment d’hélicoptères de combat à l’escadrille d’hélicoptères d’appui protection n°1, il est projeté pour sa première opération extérieure au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane en septembre 2019. Âgé de 28 ans, marié, il était père d’un enfant.

Capitaine Romain Chomel de Jarnieu
Capitaine Romain Chomel de Jarnieu

Né à La Roche-sur-Yon (Vendée), le capitaine Romain Chomel de Jarnieu s’engage dans la réserve le 11 juin 2012 pour servir au 2e régiment de Hussards. Nommé aspirant à titre temporaire le 1er octobre 2013, il souscrit un contrat en qualité d’officier sous contrat filière encadrement, fonction opérationnelle cavalerie d’une durée de dix ans le 1er mai 2014 et rejoint le 4e régiment de chasseurs le 7 avril 2014. Nommé sous-lieutenant le 1er mai 2014, il part à Saumur pour suivre le cycle d’instruction 2014-2015. Il est promu lieutenant le 1er mai 2015. Affecté au 4e régiment de chasseurs le 1er août 2015 en tant que chef de peloton blindé il effectue une première mission Sentinelle au cours de cette année. Il est projeté une première fois au Tchad dans le cadre de l’opération Barkhane en qualité de chef de peloton de reconnaissance et d’intervention au sein du groupement tactique désert Edelweiss du 8 juin au 6 octobre 2016. Moins d’un an plus tard, il retrouve l’opération Barkhane au Mali, cette fois, en tant que chef du peloton de reconnaissance et d’intervention au sein du groupement tactique désert blindé Edelweiss du 28 mai au 5 octobre 2017. Il est officier traitant au bureau opérations instruction en 2019 lorsqu’il est désigné une nouvelle fois pour partir au Mali le 26 septembre 2019 en tant que chef d’équipe commando. Romain Chomel de Jarnieu était célibataire et sans enfant. Il était l’un des cinq enfants de l’amiral Benoît Chomel de Jarnieu.

Lieutenant Pierre Bockel
Lieutenant Pierre Bockel

Né à Mulhouse (Haut-Rhin), le lieutenant Pierre Bockel s’engage en septembre 2011 en tant qu’officier sous contrat pilote et rejoint les écoles de Coëtquidan. Il rejoint l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre (EALAT) à Dax en décembre 2011.

Il poursuit sa formation au Luc en Provence, avant d’être affecté au 5e régiment d’hélicoptères de combat en août 2015 à l’escadrille d’hélicoptères de manœuvre n°2. Il est projeté à quatre reprises au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane entre 2017 et 2019, en tant que pilote sur Cougar. Fils de Jean-Marie Bockel, ancien ministre et sénateur du Haut-Rhin, il était âgé de 28 ans.

Il vivait en couple et allait bientôt être père.

Maréchal des logis Antoine Serre
Maréchal des logis Antoine Serre

Né à Riom (Puy-de-Dôme), Antoine Serre s’engage au titre de l’école militaire de haute montagne à Chamonix en septembre 2015. Il choisit le 4e régiment de chasseurs de Gap, puis intègre le groupement commando montagne du 4e régiment de chasseurs.

Il effectue deux missions au Mali de juin à septembre 2017 en qualité de chef de patrouille Milan puis de septembre 2018 à janvier 2019 en tant qu’équipier commando. Il s’engagé pour la 3e fois au Mali, en septembre 2019, au sein du groupement tactique désert aérocombat, dans le cadre de l’opération Barkhane.

Agé de 22 ans, le maréchal des logis Antoine Serre, était pacsé, sans enfants.

Maréchal des logis Valentin Duval
Maréchal des logis Valentin Duval

Né à Rouen (Seine-Maritime), le maréchal des logis Valentin Duval a accompli toute sa carrière au sein du 4e régiment de chasseurs. Le 6 mai 2014, il souscrit un contrat d’engagement en qualité d’engagé volontaire de l’armée de Terre au 4e régiment de chasseurs.

Il intègre l’École des sous-officiers de Saint-Maixent par la voie semi-directe et est nommé maréchal des logis en décembre 2017. Il intègre par la suite le groupement commando montagne du 4e régiment de chasseurs. Il effectue deux missions au Mali de mai à octobre 2016 puis de juin à septembre 2017 en qualité de technicien graphiste.

Il est engagé pour la 3e fois au Mali à compter du 26 septembre 2019, au sein du groupement tactique désert aérocombat, dans le cadre de l’opération Barkhane en qualité de chef de cellule radio.

Agé de 24 ans, le maréchal des logis Duval était célibataire, sans enfant.


Les cercueils des 13 soldats tués entrent aux Invalides pour l'hommage national



Mort en opération de deux commandos Marine


Les MT Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello
Les MT Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello

La Marine nationale est en deuil et s'associe à la douleur de leurs familles et de leurs frères d'armes.

 

" Les MT Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, du commando Hubert, sont morts cette nuit au combat dans une opération de libération d’otages. J’admire leur courage, je partage la peine de leurs familles et de leurs proches."

Amiral Christophe Prazuck, chef d'état-major de la Marine

 

Maître Cédric de Pierrepont (à gauche sur la photo)

Né en 1986, le maître de Pierrepont est entré dans la Marine nationale en 2004, au sein des équipages de la flotte. Il intègre en 2005 la spécialité de fusilier marin et se distingue en terminant premier sur quarante-sept de son cours de Brevet élémentaire. Un an et demi plus tard, il réussit le stage commando. Il est ensuite affecté au commando de Penfentenyo où il est promu au grade de second-maître et obtient son brevet d’aptitude technique fusilier marin-commando. En août 2012, il réussit le cours de nageur de combat puis rallie le commando Hubert. Il y occupait les fonctions de chef de groupe commando depuis le 1er avril 2018. Le maître de Pierrepont était pacsé. Il cumulait 15 ans de service au cours desquels il a plusieurs fois été engagé sur des théâtres d’opérations en Méditerranée, au Levant et au Sahel ; théâtre sur lequel il était déployé depuis le 30 mars dernier. Il était titulaire de quatre citations (à l’ordre du régiment, de la brigade et de la division) avec attribution de la Croix de la Valeur Militaire et d’une citation à l’ordre de la Brigade avec attribution de la Médaille d’or de la Défense nationale. Il était en outre décoré entre autres de la Médaille d’or de la défense nationale « Nageur de combat – Missions d’opérations extérieures » et de la médaille d’Outre-mer avec agrafes Sahel et Liban.

 

Maître Alain Bertoncello (à droite sur la photo)

Le Maitre Alain Bertoncello, né en 1991, est entré dans la Marine nationale en rejoignant l’école de maistrance le 14 février 2011. Il choisit le 1er mars 2012 la spécialité de fusilier marin et réussit le stage commando la même année. Après 5 ans au commando Jaubert, il obtient le brevet de nageur de combat et rejoint le commando Hubert basé à Saint-Mandrier dans le Var, où il était affecté depuis juillet 2017. Après son entrée au sein des commandos marine, le maître Bertoncello a participé à des missions de défense des intérêts maritimes français aux Seychelles (protection des thoniers) et à plusieurs opérations extérieures au Qatar, au Levant et au Sahel ; théâtre sur lequel il était engagé depuis le 30 mars dernier. Le MT Bertoncello était pacsé. Il cumulait plus de 7 ans de service au sein de la Marine nationale. Il était titulaire d’une citation à l’ordre du régiment avec attribution de la Médaille d’or de la Défense nationale et était décoré de la Médaille d’Outre-mer pour le Moyen-Orient ainsi que de la Médaille d’argent de la Défense nationale.



Mali : un médecin militaire tué


Le médecin Marc Laycuras est né le 12 janvier 1989 à Cholet
Le médecin Marc Laycuras est né le 12 janvier 1989 à Cholet

Il suit sa scolarité en Corrèze et réussit brillamment le concours d’entrée dans le service de santé des armées.

 

Il rejoint alors l’école du service de santé des armées de Bordeaux le 1er aout 2007 où il réalise sa scolarité comme élève-officier puis médecin aspirant ; il apparaît d’emblée comme un élément prometteur et passionné.

 

A la suite de sa réussite à l’examen classant national, il est nommé interne des hôpitaux des armées. Son classement lui permet d’effectuer son internat au sein de l’hôpital d’instruction des armées Percy.

 

Durant ces trois années, il perfectionne ses compétences de médecin au lit du malade. Il est immédiatement remarqué pour son humilité et son investissement.

 

Il se consacre pleinement au service des malades et en particulier des militaires blessés en opération.

 

Il soutient sa thèse de médecine dans le domaine de la chirurgie sur l’étude de la sensibilité et spécificité des signes cliniques et biologiques dans le diagnostic de l’appendicite aigüe et est reçu docteur en médecine le 13 octobre 2017.

 

Nommé médecin à compter du 1er janvier 2017, il choisit de servir au sein de la 120e antenne médicale du Mans rattachée au 14e centre médical des armées et au profit des marsouins du 2e RIMA. Il rejoint ce premier poste le 2 janvier 2018.

 

Le 12 février 2019, il rejoint le Mali comme médecin du poste médical soutenant le 2e RIMA, après avoir été désigné pour soutenir le groupement tactique interarmes (GTD Richelieu) dans le cadre de l’opération Barkhane.

 

Au cours de cette mission, il est mortellement blessé par un engin explosif détruisant son véhicule. Malgré les soins prodigués par les équipes médicales présentes, il décède des suites de ses blessures le 02 avril 2019 à l’âge de 30 ans.

 

Le médecin Marc Laycuras était marié et titulaire de la médaille de la Défense nationale.

 

Emmanuel Macron a fait part, dans un communiqué qui ne précise pas le lieu de l'opération, de sa "très grande tristesse" et rappelle "l'entier soutien de la France au Mali et à la force des Nations unies pour la mise en oeuvre de l'accord de paix" de 2015. Le chef de l'Etat souhaite à nouveau rappeler l’entier soutien de la France au Mali et à la force des Nations Unies pour la mise en oeuvre de l’accord de paix.

 

L'UNC de Bourg sur Gironde adresse ses sincères condoléances à la famille et aux frères d'armes du médecin capitaine Marc Laycuras, mort au combat au Mali.